>
Roman de vacances… ou l’histoire de la « desattractivité » Septembre 2010
Amis du spectacle vivant, bonjour ! La vie est un roman, surtout l’été, surtout en France (pays des très grandes vacances*, et accessoirement des Droits de l’homme), surtout avec nos gouvernants… Avouez que vous avez été « bluffé » par le jeu et l’audace des acteurs ! En l’occurrence, des messieurs très en jambe se surpassant tout l’été dans leur rôle de toutous justiciers.
Remarquez, on ne s’en sort pas si mal puisque les touristes venus visiter notre beau pays ont pu le quitter par leur propre moyen et à la date de leur choix. Après tout, c’est vrai, pourquoi se plaindre quand on voyage tous frais payés !?
Hélas, la vie de la cité est ainsi faite que les politiques (les plus ambitieux intuiti-personae) ont la vision ajustée au niveau de la prochaine échéance élective, autant dire très courte !
On met dehors des Roms, on se fiche des hommes comme de ses propres concitoyens, à qui l'on fait croire, dans un savant calcul électoral, qu’on règle les problèmes majeurs. Vision courte, avez-vous dit ? Oui, d’abord parce que le gain politique immédiat est très relatif, à moins que l’idée de capitaliser sur l’épisode estival en le répétant à l’infini finisse par faire des adeptes parmi les moins modérés. « Court-termiste » aussi, parce que les effets en termes d’image sont cata-stro-phi-ques pour notre pays qui fait de son attractivité une priorité stratégique. En la matière, tout le monde est concerné et certains secteurs ne ménagent pas leur effort (tourisme, haute technologie, médecine, etc.). Ironie de l’histoire, cet acte politicien est intervenu au moment de la mise en ligne du site vitrine de la France www.france.fr : no comment ! En réalité, et ce que la plupart des responsables (?) politiques sont le plus souvent incapables d’avoir à l’esprit, c’est que les décisions de très court terme sont souvent incompatibles avec la construction d’une histoire au long cours, d’un destin commun dont on a tous besoin. Alors, faisons l’événement, produisons de l’attractivité et générons de la richesse, mais surtout imposons-nous collectivement une action positive, cohérente et durable sur l’image de notre pays dont nous sommes tous individuellement garants.❑
* Sujet amené lui aussi à être réformé, eh oui ! Enfin, pourvu que la réduction envisagée ne soit pas proportionnelle à celle qu’il faut s’imposer sur les déficits publics !!!
>
Le temps des vaches maigres et l’excitation de l’inconnu Juin 2010
Par Charles Benoît
Les lendemains sont difficiles. Le monde occidental ressemble à un bon vivant qui aurait fait des abus de toutes natures, négligeant au passage son propre équilibre. L’Europe en particulier émerge, les paupières lourdes, le regard trouble, la démarche incertaine. Nauséeuse, elle cherche avec difficulté la direction de la pharmacie pour se soulager de ses maux devenus insupportables.
L’heure est désormais au régime minceur (l’imminence de l’été n’y est ici pour rien !). Des euros en trop ? Non, un déficit plombant. Pour cela, il existe un traitement de choc : la rigueur ! Mais attention, il va falloir suivre scrupuleusement la prescription, pendant de longs mois, voire plusieurs années.
Et n’écoutez pas ceux d’entre eux qui voudraient édulcorer le traitement en vous affirmant qu’il n’est en rien contraignant, presque sans effets secondaires ou que ça ressemble à de la rigueur mais que ça n’en est pas (!).
Il faut reconnaître que c’est compliqué pour nos gouvernants d’assumer une telle situation et de devoir expliquer à leurs concitoyens – pas exempts non plus de responsabilités -
que le temps des dépenses sans fond est révolu et qu’il va falloir passer une maîtrise en gestion des comptes publics. Voilà qui tombe bien, nous abordons la période des exam’s ! . Il faut reconnaître que c’est compliqué pour nos gouvernants d’assumer une telle situation et de devoir expliquer à leurs concitoyens – pas exempts non plus de responsabilités - que le temps des dépenses sans fond est révolu et qu’il va falloir passer une maîtrise en gestion des comptes publics. Voilà qui tombe bien, nous abordons la période des exam’s ! Le passage du « tout au moins » n’est pas sans risque face à une société qui avait pris l’habitude de vivre au-dessus de ses moyens. Comment prédire ce que seront les réactions, les comportements et aspirations de demain en Europe et ailleurs ? Et qui, des gouvernés ou des gouvernants, donneront le LA en premier ?
Après tout, le présent et ses côtés anxiogènes ne doivent pas nous empêcher de nourrir un certain optimisme. De tous temps, l’homme a été tiraillé entre le maintien absolu de son référentiel passé-présent et le besoin impérieux d’engager le changement pour s’adapter aux conditions du futur. Mais voilà, qu’y a-t-il derrière la montagne qui nous prive aujourd’hui d’horizon dégagé ?
En France, c’est le moment de sortir nos meilleurs vatouts, de définir une voie et d’améliorer la maquette qui nous servira demain de société. L’événementiel pourrait être l’un de ces éléments-moteurs qui participent au renouvellement, répondant à la fois à une triple considération économique, sociale et environnementale qui flèche un développement de qualité.
Au moment où nous avons gagné l’Euro2016… enfin, surtout le devoir de l’organiser sans failles, il nous faut redoubler d’énergie, renouer avec une certaine fierté qui alimente la confiance, clarifier urgemment les règles dans bon nombre de domaines et s’alléger de lourds fardeaux qui gênent la prise de vitesse dont notre pays a tant besoin.
Surtout, ne pas ou ne plus oublier que le match se gagne désormais à l’international… ❑
>
Evénementiel mais d’abord (L’)essentiel… Mai 2010
Par Charles Benoît
Oui c’est promis, le spectaculaire et le grandiose, autant dire le coûteux et l’ostentatoire, auront toujours cours. Il convient certainement de s’en réjouir. En effet, personne n’est contre vivre ou assister à un événement « plein feux » devant lequel les yeux s’écarquillent tout grand et le palpitant s’emballe (les papilles parfois aussi !). On se met rapidement à croire que tout va bien dans le meilleur des mondes !
Par temps de crise, le superflu a une petite tendance à s’effacer pour laisser davantage apparaître le motif premier de la réunion ou de l’événement.
Quand le fond supplante la forme, « vous ne serez pas contre un peu de sobriété !? » (à ne pas confondre avec austérité). Evidemment, cela n’est pas du goût de tout le monde et les vendeurs de lumières artificielles n’ont actuellement qu’une pensée obsessionnelle en tête « c’est quand qu’ça redémarre ? ». La crise bouscule la société. Mais elle offre de stimuler la réflexion, de faire progresser les idées, de pousser les projets et de considérer les menaces et opportunités. Le résultat attendu et espéré est d’en sortir renforcés plutôt qu’affaiblis, même s’il faut reconnaître que ce n’est pas tout à fait le ressenti actuel. Naître en période de crise comme « Be Mice ! », c’est croire en la capacité des hommes à surmonter les crises et à s’adapter à un environnement nouveau qui s’impose à eux. « Be Mice ! » se veut être un peu comme une vigie qui pose, par l’écrit ou l’image, un regard intéressé et interrogateur, parfois critique mais toujours constructif avec une vraie préférence accordée au fond. Le monde de la réunion et de l’événement est l’un des plus intéressants qui soient, certes par son potentiel, mais surtout et avant tout par sa surface sociétale et l’influence indirecte de son action, sur notre présent et notre avenir. Avec humilité et respect, « Be Mice ! » tentera d’explorer ce vaste champ d’idées, de débats, de projets, et d’avancer avec ceux qui sont les acteurs directs de cette marche en avant, dont le Monde ne peut se passer. ❑