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En Aparté / Vincent Chartier Juin 2010
Vincent
Chartier, Chargé de Mission Tourisme d’Affaires du Comité Départemental du Tourisme
de Seine Saint-Denis
A l’occasion du Nord-Est Parisien fait son CIRC (Congrès, Incentive, Réunion, Culture),
Be Mice ! a rencontré Vincent Chartier, Chargé de Mission Tourisme d’Affaires du
Comité Départemental du Tourisme de Seine Saint-Denis. Il nous explique les objectifs
de l’événement ainsi que le rôle du tourisme d’affaires dans le développement de
ce territoire..
Interview réalisée par Aurélien Barbin
Vincent Chartier, quel est l’objectif du Nord-Est parisien fait
son CIRC ?
Vincent Chartier / Il s’agit avant tout de promouvoir
le Nord-Est parisien. C’est un événement professionnel et festif destiné à faire
connaître la destination aux agences d’événements et aux entreprises. Il s’agit
de faire la promotion des lieux du tourisme d’affaires des XVIIIe, XIXe, XXe arrondissements,
de Saint-Denis jusqu’à Roissy. Nous souhaitons aussi bien présenter des lieux très
connus comme le Stade de France, le Palais des Congrès de Paris Nord Villepinte,
la Grande Halle de la Villette ou la Cité des sciences, que des lieux nouveaux,
méconnus ou atypiques, sachant que les agences événementielles sont à la recherche
de ce type de lieux, un peu "hors normes". A nous de montrer que notre
territoire est dynamique de ce point de vue, que nous avons des lieux qui correspondent
à cette demande.
Be Mice ! / En quoi, selon vous, cet événement est-il important
?
Vincent Chartier / Un événement comme celui-ci
est important car il contribue à changer l’image au territoire. Vous savez, nous
sommes quand même un peu pénalisés par l’image négative de la Seine Saint-Denis
ou de certains arrondissements. Le tourisme d’affaires peut aider à briser les clichés.
L’objectif est de montrer, via le tourisme d’affaires, que nous sommes sur un territoire
dynamique et attractif. Cet événement nous permet également de dévoiler la face
cachée de certains lieux. Prenez le Stade de France par exemple : tout le monde
pense le connaître alors qu’en fait il y a, en coulisse, des espaces méconnus, des
salles de réunion, des amphithéâtres dédiés au tourisme d’affaires. Nous voulons
mettre un grand coup de projecteur sur ces lieux ! Enfin, le workshop est indispensable
pour mettre en contact tous les acteurs de ce tourisme d’affaires.
Be Mice ! / Quelles sont les nouveautés ? Votre coup de coeur
?
Vincent Chartier / Il y en a beaucoup, c’est difficile
pour moi de faire un choix, ça serait du favoritisme... mais il y a par exemple
deux hôtels dont on fait la promotion : Le Kube hôtel dans le XVIIIe avec son bar
de glace ou le Mama Shelter dans le XXe rue de Bagnolet, avec un intérieur conçu
par Philippe Stark. Ces deux lieux positionnent le Nord-Est parisien comme un territoire
avant-gardiste, design, à la pointe de la mode... Il y a aussi la Dynamo des Banlieues
Bleues, le 104 ou le Centre National de la Danse, qui sont des anciens bâtiments
industriels ou administratifs qui ont été réhabilités dans un but culturel mais
également pour une privatisation afin d’accueillir le tourisme d’affaires.
Be Mice ! / Quels sont les éléments qui vous permettent de convaincre
un organisateur d’événements de choisir le Nord-Est Parisien ?
Vincent Chartier / Le premier atout est géographique.
Il s’agit d’un territoire qui est dans Paris, très accessible par les transports
en commun (métro et RER) et puis nous avons deux aéroports avec Roissy ainsi que
le premier aéroport du tourisme d’affaires en Europe, le Bourget. Il y a une véritable
originalité, des lieux insolites qui vont créer la nouveauté. Mais également des
lieux très classiques. Nous avons des sites pour tous les types d’événements, intimistes
ou de grande envergure. Enfin, les prix sont plus attractifs que dans le centre
de Paris. Nous nous positionnons comme le territoire de la nouveauté et de l’avant-gardisme,
un territoire en pleine effervescence où tout est possible !
Infos pratiques :
Site web : www.tourisme93.com

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En Aparté / Philippe Augier
Entretien
avec Philippe Augier, Maire de Deauville, Président de France Congrès.
Insuffler
un “état d’esprit grands événements”
Propos recueillis par Damien Serge Lejal
Quelques mois après la remise au Président de la République de votre rapport intitulé “Pour une politique gagnante des grands événements”, qu’en est-il exactement des premières avancées ?
Le rapport a souligné le fait que la France souffre de l’absence d’une structure
d’initiative, de coordination et de veille dans le domaine des grands événements.
Parmi les priorités, le Président de la République m’a demandé de mettre en oeuvre
la création d’une “Agence Nationale pour les Grands Événements”. Celle-ci doit être
utile à la collectivité publique et répondre aux attentes des organisateurs. Cela
signifie qu’elle doit être capable d’analyser les contenus des événements à créer
ou à capter, de discerner les équipements techniques et l’organisation qu’ils nécessitent
(pour en apprécier l’intérêt), de disposer d’un savoir-faire en communication et
lobbying (pour aider les candidatures) ainsi que d’une capacité d’analyse des financements
et retombées économiques. Pour être efficace, elle ne doit pas être « un comité
Théodule » de plus, mais une structure légère à vocation entrepreneuriale. Nous
nous dirigeons vers un GIE dans lequel les acteurs privés seront majoritaires.
Quand cette agence verra t-elle le jour et par qui sera-t-elle
composée ?
Tout d’abord, les mois qui viennent de s’écouler m’ont permis de rencontrer les
principaux protagonistes de la profession,
d’échanger et de définir avec eux le cadre d’intervention de la future agence et
les grands principes de fonctionnement. Il est encore trop tôt pour communiquer
l’identité des opérateurs qui prendront part à ce nouveau défi, d’autant que la
question du financement n’est pas encore totalement bouclée. Je peux cependant vous
confirmer qu’il s’agit bien d’une démarche partenariale public-privé et que l’Etat
est prêt à y prendre sa place. Côté agenda, j’ai bon espoir que nous puissions aboutir
durant l’été avec un démarrage effectif à la rentrée de septembre.
Excepté celui de la société européenne de cardiologie en 2011,
la France n' accueillera aucun congrès de plus de 10 000 participants et seulement
2 de plus de 5 000 dans les années à venir. Comment l'expliquez-vous et que manque-t-il
à Paris pour accueillir ces grands congrès ?
Soulignons que la France n’a accueilli qu'un nombre limité de grands congrès (+
de 10 000 participants). Par conséquent, réussir l’accueil du congrès de la société
européenne de cardiologie en 2011, que le Président de la République a d’ailleurs
accepté de patronner, c’est anticiper l’avenir ! Notre problème de captation nécessite
la création d’une offre globale, avec une coordination entre tous les acteurs concernés,
l’amélioration de notre accueil en terme de services, mais aussi de volume, nos
infrastructures étant aujourd’hui insuffisantes, tant sur le plan des capacités
que de l’accessibilité. Nous devons donc être capables d’avoir des arguments forts
auprès des associations internationales organisatrices de congrès pour leur démontrer
que la France est une destination facile et de convaincre les collectivités de faire
les investissements nécessaires au développement de l’économie événementielle. L’objectif
étant d’insuffler un “état d’esprit grands événements”.